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Articles

Une nouvelle génération de vignerons bordelais pour changer l’image des Bordeaux ?

Vous venez d’où ? De Bordeaux, pourquoi? Vous sortez juste de votre château ? Combien de fois des bordelais se sont-ils fait « chambrer » lors de voyage dans l’hexagone,  «victimes consentantes » de l’image de leurs vignobles bordelais. Bordeaux a l’image des grands châteaux aux belles grilles, des grands crus classés, des vins de grande qualité et de garde mais souvent chers, d’une certaine ostentation et si l’on veut être un peu ironique, de propriétaires un peu pédants. Bien entendu, les amateurs plus informés et avertis ont pris conscience, depuis longtemps, que des pépites existaient à Bordeaux avec des bons rapports qualité-prix. Mais le consommateur « classique » peut éprouver quelques réticences à pénétrer dans le monde des Bordeaux, parfois « impressionnés » ou las de cette ostentation.   Bordeaux ne reste t’il pas le vin de référence pour un cadeau quand l’invité cherche à honorer son hôte? Cependant, cette image de Bordeaux ne correspond pa...

Après le vignoble fait-il peur, le vin ferait-il peur?

Les médias français s’intéressent beaucoup au vin, sans doute parce qu’il est un des fleurons de la culture française et qu’il est une des composantes de notre identité nationale. On y recherche alors une forme de pureté et de virginité transcendée. L’article France Info qui titre « Le vin que vous buvez ne contient pas que du raisin »   en est la plus pure expression. La chaine d’infos a acheté une dizaine de vins de Bordeaux dont quelques bios et naturels et les a fait analyser par un laboratoire reconnu de l’Aude. Après analyse, des résidus chimiques apparaissent, quoi de plus normal quand on sait que l’élaboration d’un vins demande certains « intrants » dont le sulfite utilisé pour la conservation des vins, des « auxiliaires œnologiques » légitimes dont le blanc d’œuf (pour clarifier les vins et éviter qu’il y’ait autant à boire qu’à manger). Mais là où surgit un « léger problème », c’est sur la présence de résidus de pesticides et fongi...

La « naturalité » des vins, ce drôle de terme qui commence a résonné dans les vignobles

La « naturalité » des vins, ce drôle de terme qui commence a résonné dans les vignobles  A chaque lecture d’articles sur le vin relatif au changement de propriétaire d’un grand cru, apparaît la volonté des nouveaux propriétaires de changer le style du vin produit et des mots comme « buvabilité », « naturalité », « bio », « respect du terroir » fleurissent allègrement dans l’article. S’il y’a volonté de changement, c’est que ces termes n’étaient ils pas de mise avant leur achat ? Soyons un peu ironiques,  les vins d’avant étaient ils imbuvables, pas naturels et ne respectaient ils pas le terroir ? A fortiori non, mais le marché des vins change, les tendances évoluent, les goûts et attentes des consommateurs changent. Ces nouveaux acquéreurs, souvent  entrepreneurs dans d’autres secteurs d’activités professionnelles, savent « palper » le marché, discerner les tendances et ils ont bien compris que l’avenir des...

Le vignoble ferait-il peur?

Le vignoble ferait-il peur ?  Dans le cadre du projet d’un nouveau collège à Parempuyre au sud du Médoc,  un collectif de parents d’élèves se mobilise pour éviter la construction de ce collège qui serait à quelques dizaines de mètres d’un vignoble (château Clément Pichon). Après plusieurs émissions de télévision (Cash investigation et Cash impact) qui ont mises en avant l’impact des pesticides sur des écoliers étudiant à proximité des vignes, il y’a désormais une prise de conscience générale et forte par rapport à l’effet de l’utilisation de ces pesticides sur l’environnement. La viticulture est un gros utilisateur de pesticides et elle est désormais montrée du doigt par les citoyens. Une phobie serait-elle en train de naître ? Il faut, bien entendu, garder raison mais les acteurs viticoles devront désormais en prendre acte et revoir leurs pratiques. Cette prise de conscience des pesticides n’est pas un phénomène mineur mais s’installe petit à petit dans l’esprit de la p...

Pourquoi les réseaux sociaux prennent-ils une part importante dans la prescription d’achat des vins ?

Assis à la table d’un bar à vins, le client fait part à ses convives de sa dernière découverte d’un vin du Jura dont un ami lui a « parlé » sur facebook. Il parait qu’il est très bon, il faut qu’il le goûte.   Combien de fois n’a t’on pas vu cette scène dans un restaurant ou chez soi ? Le vin, boisson sociale par excellence, est sujet à prescription par l’entourage. Jadis, c’était un parent ou un critique qui faisait découvrir un vin, maintenant c’est le réseau social « digital » qui a pris l’avantage. Bien d’expériences dont on ne peut connaître la qualité qu’après consommation, le vin appartient à un marché dans lequel il existe une asymétrie d’informations importante. Certains connaissent bien le vin, d’autres non mais beaucoup l’apprécient. La notion de recommandation devient alors importante. Jusqu’à un passé proche, les critiques et les experts jouaient ce rôle de prescription, via des magazines spécialisés ou grand public. La « donne » commen...

Spritz, une stratégie marketing efficace dont devraient s’inspirer les acteurs du monde viticole

Qui n’a pas découvert le Spritz, apéro italien à base de Prosecco et d’Apérol, sur les tables des bars fréquentés cet été. Certains n’hésitaient pas à photographier le cocktail et le diffuser sur Instagram. Belle réussite marketing d’un cocktail à tradition locale italienne, devenu un apéro populaire sur les différents continents. Les chiffres de croissance de vente de ce cocktail donne le tournis : une croissance de 19,5% en 2017 et de 24,7% prévue en 2018. Le groupe Campari, propriétaire d’Apérol se frotte les mains. Mais cette croissance est due à une approche marketing bien pensée et particulièrement efficace. Au départ, le groupe Campari a ciblé des quartiers «  branchés » de grandes villes, à travers 2 ou 3 bars à la mode. Il a formé les barmen et barwomen et leur a défini un argumentaire de vente. Accompagné d’organisation d’évènements dans ces bars, le Spritz a rencontré rapidement sa clientèle et  connu un fort développement des ventes. On est passé de la n...

Les Grands Crus de Bordeaux jouent la carte de la marque pour une nouvelle clientèle

Les grands crus de Bordeaux jouent la carte de la marque pour une nouvelle clientèle. Suite à une campagne « Primeurs 2017 » terne pour l’ensemble des négociants bordelais, avec un fort recul des volumes de ventes ( certains importateurs outre-Manche ont connu la plus mauvaise campagne depuis le millésime 2013), les grands châteaux ne semblent pas inquiets. En effet, ils développent de nouvelles stratégies commerciales et l’une d’entre elle est de valoriser leur deuxième et troisième vin. Les exemples sont nombreux : Château Margaux va augmenter le volume de son troisième vin ( Margaux de château Margaux), Angelus va faire de même avec Carillon d’Angelus ( Le volume devrait passer de 40 000 à 80 000 bouteilles ), Latour communique désormais sur son Pauillac de Latour, Château Pichon Longueville Baron met en avant son Pauillac « générique » et enfin Montrose met sur le marché son «  Estèphe de Montrose ».  Quelle mouche à piquer ces grands crus?...