Accéder au contenu principal

Articles

Pourquoi les grands crus de Bordeaux souhaitent s’émanciper du négoce bordelais?

Jusqu’à présent le système bordelais des grands vins reposait sur un schéma classique.Le grand cru  classé se concentrait sur la production, le négoce se chargeait de distribuer et le marché des primeurs organisait la relation entre les deux. Mais des velléités sont apparues récemment avec le château Latour qui a décidé de ne plus vendre en primeur à partir de 2012. La jeune génération est arrivée ( Lafite Rothschild, Angelus...), de nouveaux propriétaires aussi, et tous ont aspiré et aspirent à reprendre l’initiative marketing en jouant sur la maitrise de leurs marques.Ils sont conscients que la force de la marque est liée à la maitrise de la filière et des points relais de la vente jusqu’au client final. Bien connaître les clients est capital. Or, à ce jour, la plus part des grands crus délèguent tous ces éléments à leurs négociants et c’est une des caractéristiques de la filière bordelaise.  Mais le vent tourne et le contexte devient de plus en plus favorable aux gra...

Le prix de vins rares de Bourgogne sont ils devenus fous ?

Les prix de belles bouteilles de Bourgogne affolent le compte-tours des salles de ventes à travers le monde. Trois bouteilles de Romanée Conti de 1945 ont été vendues au prix de 482 000 euros chacune chez Sotheby’s à New-York et ce vin devient le plus cher du monde. Peu de temps avant, une vente exceptionnelle, en Suisse, de vins de Henri Jayer, le magicien vigneron de Vosne-Romané avait suscité un grand intérêt de la part des collectionneurs qui n’hésitaient pas élever les enchères jusqu’à 13 000 euros pour la cuvée mythique de gros parentoux. Mais outre ces deux vins exceptionnels, on constate que des vignerons bourguignons tels que Roumier rencontrent aussi un succès grandissant avec leur Chambolle Musigny 1er Cru les amoureuses et d’autres cuvées. Les hausses de prix de ces vins sont spectaculaires, plus 225 % pour certains par rapport aux ventes enregistrées par le site leader de ventes aux enchères Idéal Wine. Pourquoi ces vins de Bourgogne connaissent ils un tel engouement? La ...

Château Angelus sur les traces de Mouton Rothschild ?

Un chais magnifique est en train de sortir de terre à Saint-Magne de Castillon, commune limitrophe de la juridiction de Saint-Emilion. Quel investisseur a t‘il pu réaliser un tel projet dans   une appellation appellation viticole   modeste ( Côtes de Bordeaux-Castillon)? N’allez pas chercher bien loin, il s’agit d’un premier cru classé A de Saint-Emilion, château Angelus. Mais pourquoi cette star du vignoble saint-émilionnais s’implante t’il là ? La réponse est simple : Pour y élaborer son deuxième vin « le Carillon de l’Angelus ». Une question vient immédiatement à l’esprit : Peut-on produire un deuxième vin dans une autre appellation que Saint-Emilion ? Oui si vous avez décidé d’abandonner l’appellation Saint-Emilion et de « jouer » uniquement sur la marque « Angelus ».   Voilà le nouveau défi de ce premier cru classé. La jeune génération, qui reprend les rennes d’Angelus, voit sans doute son développement via son second vin ( qui ne ser...

Quand une grande enseigne française fait passer un négociant pour un vigneron lors d’une foire aux vins ?

En première page de la brochure « foire aux vins 2018 » proposée par la plus grande enseigne de distribution française, une belle photo présente l’œnologue « maison » entourée de personnages plantureux chaussés de basket dans les vignes et en médaillon, l’étiquette du cru « star » de la sélection 2018. . Rien d’anormal me direz-vous. Mais à y regarder de plus près, on est d’abord étonné par le nom du vin qui rappelle un grand cru de la rive droite de Bordeaux mais sans le nom de « château ». Et le propriétaire de ce grand cru ne ressemble en rien avec la personne présentée en couverture. Le propriétaire aurait-il changé? Rien de cela. Quand on travaille dans le monde du vin, on est amené au cours du temps à rencontrer les acteurs viticoles et le visage du personnage en question n’est pas inconnu. Il s’agit d’un négociant, non pas un viticulteur mais là n’est pas le problème.Faire passer sciemment cette personne pour un vigneron peut déranger. U...

Une nouvelle génération de vignerons bordelais pour changer l’image des Bordeaux ?

Vous venez d’où ? De Bordeaux, pourquoi? Vous sortez juste de votre château ? Combien de fois des bordelais se sont-ils fait « chambrer » lors de voyage dans l’hexagone,  «victimes consentantes » de l’image de leurs vignobles bordelais. Bordeaux a l’image des grands châteaux aux belles grilles, des grands crus classés, des vins de grande qualité et de garde mais souvent chers, d’une certaine ostentation et si l’on veut être un peu ironique, de propriétaires un peu pédants. Bien entendu, les amateurs plus informés et avertis ont pris conscience, depuis longtemps, que des pépites existaient à Bordeaux avec des bons rapports qualité-prix. Mais le consommateur « classique » peut éprouver quelques réticences à pénétrer dans le monde des Bordeaux, parfois « impressionnés » ou las de cette ostentation.   Bordeaux ne reste t’il pas le vin de référence pour un cadeau quand l’invité cherche à honorer son hôte? Cependant, cette image de Bordeaux ne correspond pa...

Après le vignoble fait-il peur, le vin ferait-il peur?

Les médias français s’intéressent beaucoup au vin, sans doute parce qu’il est un des fleurons de la culture française et qu’il est une des composantes de notre identité nationale. On y recherche alors une forme de pureté et de virginité transcendée. L’article France Info qui titre « Le vin que vous buvez ne contient pas que du raisin »   en est la plus pure expression. La chaine d’infos a acheté une dizaine de vins de Bordeaux dont quelques bios et naturels et les a fait analyser par un laboratoire reconnu de l’Aude. Après analyse, des résidus chimiques apparaissent, quoi de plus normal quand on sait que l’élaboration d’un vins demande certains « intrants » dont le sulfite utilisé pour la conservation des vins, des « auxiliaires œnologiques » légitimes dont le blanc d’œuf (pour clarifier les vins et éviter qu’il y’ait autant à boire qu’à manger). Mais là où surgit un « léger problème », c’est sur la présence de résidus de pesticides et fongi...

La « naturalité » des vins, ce drôle de terme qui commence a résonné dans les vignobles

La « naturalité » des vins, ce drôle de terme qui commence a résonné dans les vignobles  A chaque lecture d’articles sur le vin relatif au changement de propriétaire d’un grand cru, apparaît la volonté des nouveaux propriétaires de changer le style du vin produit et des mots comme « buvabilité », « naturalité », « bio », « respect du terroir » fleurissent allègrement dans l’article. S’il y’a volonté de changement, c’est que ces termes n’étaient ils pas de mise avant leur achat ? Soyons un peu ironiques,  les vins d’avant étaient ils imbuvables, pas naturels et ne respectaient ils pas le terroir ? A fortiori non, mais le marché des vins change, les tendances évoluent, les goûts et attentes des consommateurs changent. Ces nouveaux acquéreurs, souvent  entrepreneurs dans d’autres secteurs d’activités professionnelles, savent « palper » le marché, discerner les tendances et ils ont bien compris que l’avenir des...