Accéder au contenu principal

Articles

Un livre, le premier sur Petrus, célèbre cru de Pomerol et élite de la viticulture mondiale Une nouvelle parution pour ceux qui veulent lever le voile sur Petrus, célèbre cru de Pomerol. Ce domaine est le plus discret des crus iconiques dans la sphère viticole mondiale. Pas de site internet, pas de parution à ce jour. Face aux secrets qui l’entourent, ce livre intitulé « Petrus, la construction d’un mythe viticole » a la volonté de présenter son origine, son histoire, ses personnages clés, les mécanismes qui ont transformé ce cru roturier en aristocrate viticole connu mondialement, ses enchères stratosphériques, ses contrefaçons à travers le monde et une réflexion sur son avenir. Le livre est disponible sur Amazon en version digitale, en attendant la version papier qui suivra. Bonne lecture. 

Quel avenir pour le vignoble français après l’épisode COVID 19?

Quel avenir pour le vignoble français après l’épisode Covid 19?  Je ne vais pas étendre mes propos concernant l’impact à court terme du covid 19 dans le monde viticole mais plutôt essayer d’avoir une démarche prospective sur les impacts et adaptations nécessaires du monde viticole français à moyen terme. Le COVID 19 n’a pas joué le rôle de déclencheur mais plutôt d’accélérateur de tendances liées au monde viticole français. Fragilisation de la filière viticole : Bon nombre d’entreprises viticoles sortent exsangues de l’épisode d’épidémie tant au niveau des trésoreries que de leurs rentabilités financières. Les faillites sont donc à prévoir à court et moyen terme. Les menaces climatiques qui pèsent avec des épisodes de plus en plus fréquents de gels, grêles, sècheresses ou pluviométries ponctuelles importantes, n’arrangent pas les choses. Le changement climatique est bien présent et les viticulteurs ne peuvent que trop le constater au quotidien. Face à ces faillites, ces mises...

Les nuages noirs s’amoncellent dans le paysage viticole bordelais

Les nuages noirs s’amoncellent dans le paysage viticole bordelais  A s’intéresser au monde viticole et plus particulièrement au bordelais, les sujets d’inquiétude sont nombreux tant au niveau international qu‘hexagonal.  Commençons par l’international: Les chiffres des ventes exports se sont pas bons avec notamment des baisses importantes sur des marchés cruciaux comme la chine.Même si les USA et les pays européens continuent à faire bonne figure, la concurrence est forte et quelques bastions sont menacés comme le Royaume Uni avec des incertitudes importantes liées au Brexit. Mais au delà, la situation internationale est extrêmement incertaine à ce jour. La guerre commerciale entre chinois et américains crée un environnement défavorable aux affaires d’un point de vue général, et les comportements erratiques de Trump renforcent cet aspect. Dernier en date, sa volonté de modifier les droits d’importation sur les vins européens et plus particulièrement français. Il est v...

Et si le cannabis concurrençait le vin ?

Et si le cannabis concurrençait le vin ?  Lors du dernier VINEXPO en Mai 2019 (grand salon des vins et spiritueux), l’organisateur avait commandé à une société d’études anglaise ( IWSR), plusieurs analyses du marché du vin. Une a retenu plus particulièrement mon attention sur les millénials (18/35 ans) et m’a, à vrai dire, un peu stupéfaite. En sondant cette génération « Y » sur le marché américain, il apparaît que la cannabis  (légalisé dans certains états) affecte déjà la consommation de boissons alcoolisées et continuera à l’affecter dans les années à venir. En effet, chez les jeunes femmes, le cannabis et ses dérivés apparaissent plus sains et plus relaxant que le vin. Pour l’ensemble de la génération « Y » mais aussi Z ( moins de 18 ans) et d’un point de vue social, il n’est pas »cool » d’être alcoolisé et c’est plus sympathique de « fumer » un peu de cannabis. Ce constat peut se faire sur le marché américain mais je suppose q...

Au casino des vins de Bordeaux, rien ne va plus..

Au casino des vins de Bordeaux, rien ne va plus... La dernière présentation d’Allan Sichel, président du CIVB, a été emprunt d’une surprenante lucidité. On y parle de remise en cause du modèle de distribution des vins de Bordeaux, d’une obligation de réinventer les Bordeaux car insuffisamment adaptés à la demande des consommateurs, que le marché des primeurs des grands crus 2018 n’a pas d’effet sur l’activité générale ( reconnaissance implicite de la dissociation des grands crus des autres bordeaux) , les mots sont forts et surtout évoquent une remise en cause importante du modèle Bordeaux. Mais on ne s’arrête pas là, on sous-entend aussi la trop grande importance des vins rouges dans l’offre Bx( 85%), ces vins rouges qui ont tendance à marquer le pas au niveau de la consommation mondiale. Cela fait longtemps à Bordeaux que l’on ne s’était pas posé la question : Nos Bordeaux sont ils adaptés à la demande des consommateurs? Ce questionnement me semble particulièrement interessa...

Intervention à L’Ecole internantionale de management hôtellier de Savignac (Dordogne)

Intervention pour un module de formation auprès d’étudiants étrangers de l’école internationale de Savignac ( Management en hôtellerie). Durant quelques mois, des étudiants venant d’Afrique et d’Asie sont venus à l’ecole Internantionale de management en hôtellerie de Savignac (Dordogne) pour poursuivre leur cursus de formation. Dans le cadre d’un module de quelques jours intitulé «  Global wine market with focus on Bordeaux wines and relation with hotel&restaurant industry », j’ai pu intervenir sur le marketing du vin et plus particulièrement sur les liens entre le monde du vin et l’hôtellerie Internationale. Curiosité, attention, implication et capacité de réflexion ont été au rendrez-vous chez ces étudiants. Les échanges en anglais ont été tres fructueux.Le constat sur leurs intérêts vis à vis de la connaissance du monde du vin me laisse à penser que le vin occupe toujours une place croissante dans le management hôtellier. Une dégustation en fin de module a bien entendu cl...

Le monde du vin se féminise et tant mieux

Le monde du vin se féminise et tant mieux  Il est bien loin le temps où les femmes n’avaient pas le droit de rentrer dans un chai, que les successions de propriétés se faisaient entre père et fils, que les dégustateurs étaient uniquement masculins, que le vin était élaboré par des œnologues, et enfin que les commerciaux « vins » devaient être obligatoirement des hommes. Bref toute la filière vin « portait le pantalon » à l’unisson de la gente masculine. La dernière conférence à la cité du vin présentant les femmes qui s’imposent dans le milieu viticole est venue réaffirmer la montée en puissance de la gente féminine. Les noms peuvent s’égrener désormais dans l’implication de ces femmes au sein de domaines prestigieux, Ludivine Griveau ( hospices de Beaune), Marie-Christine Mugneret ( Domaine à Vosne Romanée), Virginie Routis ( sommelière à la présidence de la République), Vitalie Taittinger ( Champagne), Saskaia de Rothschild (Lafite-Rothschild), Alexandra ...

La connaissance n’est rien sans l’expèrience

Les connaissances théoriques ne servent à rien si elles ne s’appuient sur une expèrience pratique.  C’est l’essence même de l’éducation.  Alors au lieu de disserter, ne vaut-il pas mieux parfois traduire une idée ou une pensée par un dessin. Confucius disait qu’une image valait 1000 mots.

La pédagogie interactive, une approche désormais nécessaire dans nos formations.

La pédagogie interactive, une approche désormais nécessaire dans nos formations. Face à une démarche linéaire et unidimensionnelle des pédagogies classiques, la pédagogie interactive permet d’exploiter les potentialités de tout étudiant et apprenant, au lieu de les étouffer. Par nos expériences de formateurs, nous avons dû constater que l’ennui, la fatigue, la lassitude, le rejet, et parfois la phobie, étaient les résultats d’une pédagogie inadaptée. Or, en misant sur l’apprenant et son potentiel, on constate une accélération de l’apprentissage, une stimulation de la créativité, un accroissement de l’intérêt et au final un épanouissement grandissant. Les recherches menées par Rosenthal et Jacobson (effet Pygmalion), ont montré que l’apprentissage passait par une mise en confiance de l’apprenant et sur sa sollicitation. S’appuyant sur ses recherches, Gabriel Racle, chercheur canadien, a définit les intérêts et les avantages de la pédagogie interactive (pédagogie interactive/édit...

Ou en est la marque « Bordeaux et ses vins »?

Ou en est la marque « Bordeaux et ses vins »? Les derniers chiffres de ventes ne sont pas bons, les parts de marché des vins de Bordeaux s’effritent sur le territoire français mais aussi à l’export, particulièrement en chine.Dans le secteur de la grande distribution, Bordeaux voit ses ventes diminuer (les dernières ventes aux foires aux vins de 2018 ont été en net recul), menacées par d’autres régions viticoles. Le bordeaux Bashing, même si il est moins virulent qu’il y’a quelque temps, pèse sur les ventes. Qui plus est, l’image de vignoble « propre » a été mise à mal par la presse et certains reportages (Cash investigation par exemple). Les professionnels bordelais semblent avoir pris la mesure du problème et des efforts importants sont entrepris pour converger vers une situation de vignoble plus respectueux de l’environnement. Mais surtout, la relation des vins de Bordeaux avec les consommateurs semble s’être distanciée, ces derniers s’ouvrant vers d’autres vi...

Pourquoi les grands crus de Bordeaux souhaitent s’émanciper du négoce bordelais?

Jusqu’à présent le système bordelais des grands vins reposait sur un schéma classique.Le grand cru  classé se concentrait sur la production, le négoce se chargeait de distribuer et le marché des primeurs organisait la relation entre les deux. Mais des velléités sont apparues récemment avec le château Latour qui a décidé de ne plus vendre en primeur à partir de 2012. La jeune génération est arrivée ( Lafite Rothschild, Angelus...), de nouveaux propriétaires aussi, et tous ont aspiré et aspirent à reprendre l’initiative marketing en jouant sur la maitrise de leurs marques.Ils sont conscients que la force de la marque est liée à la maitrise de la filière et des points relais de la vente jusqu’au client final. Bien connaître les clients est capital. Or, à ce jour, la plus part des grands crus délèguent tous ces éléments à leurs négociants et c’est une des caractéristiques de la filière bordelaise.  Mais le vent tourne et le contexte devient de plus en plus favorable aux gra...

Le prix de vins rares de Bourgogne sont ils devenus fous ?

Les prix de belles bouteilles de Bourgogne affolent le compte-tours des salles de ventes à travers le monde. Trois bouteilles de Romanée Conti de 1945 ont été vendues au prix de 482 000 euros chacune chez Sotheby’s à New-York et ce vin devient le plus cher du monde. Peu de temps avant, une vente exceptionnelle, en Suisse, de vins de Henri Jayer, le magicien vigneron de Vosne-Romané avait suscité un grand intérêt de la part des collectionneurs qui n’hésitaient pas élever les enchères jusqu’à 13 000 euros pour la cuvée mythique de gros parentoux. Mais outre ces deux vins exceptionnels, on constate que des vignerons bourguignons tels que Roumier rencontrent aussi un succès grandissant avec leur Chambolle Musigny 1er Cru les amoureuses et d’autres cuvées. Les hausses de prix de ces vins sont spectaculaires, plus 225 % pour certains par rapport aux ventes enregistrées par le site leader de ventes aux enchères Idéal Wine. Pourquoi ces vins de Bourgogne connaissent ils un tel engouement? La ...

Château Angelus sur les traces de Mouton Rothschild ?

Un chais magnifique est en train de sortir de terre à Saint-Magne de Castillon, commune limitrophe de la juridiction de Saint-Emilion. Quel investisseur a t‘il pu réaliser un tel projet dans   une appellation appellation viticole   modeste ( Côtes de Bordeaux-Castillon)? N’allez pas chercher bien loin, il s’agit d’un premier cru classé A de Saint-Emilion, château Angelus. Mais pourquoi cette star du vignoble saint-émilionnais s’implante t’il là ? La réponse est simple : Pour y élaborer son deuxième vin « le Carillon de l’Angelus ». Une question vient immédiatement à l’esprit : Peut-on produire un deuxième vin dans une autre appellation que Saint-Emilion ? Oui si vous avez décidé d’abandonner l’appellation Saint-Emilion et de « jouer » uniquement sur la marque « Angelus ».   Voilà le nouveau défi de ce premier cru classé. La jeune génération, qui reprend les rennes d’Angelus, voit sans doute son développement via son second vin ( qui ne ser...

Quand une grande enseigne française fait passer un négociant pour un vigneron lors d’une foire aux vins ?

En première page de la brochure « foire aux vins 2018 » proposée par la plus grande enseigne de distribution française, une belle photo présente l’œnologue « maison » entourée de personnages plantureux chaussés de basket dans les vignes et en médaillon, l’étiquette du cru « star » de la sélection 2018. . Rien d’anormal me direz-vous. Mais à y regarder de plus près, on est d’abord étonné par le nom du vin qui rappelle un grand cru de la rive droite de Bordeaux mais sans le nom de « château ». Et le propriétaire de ce grand cru ne ressemble en rien avec la personne présentée en couverture. Le propriétaire aurait-il changé? Rien de cela. Quand on travaille dans le monde du vin, on est amené au cours du temps à rencontrer les acteurs viticoles et le visage du personnage en question n’est pas inconnu. Il s’agit d’un négociant, non pas un viticulteur mais là n’est pas le problème.Faire passer sciemment cette personne pour un vigneron peut déranger. U...

Une nouvelle génération de vignerons bordelais pour changer l’image des Bordeaux ?

Vous venez d’où ? De Bordeaux, pourquoi? Vous sortez juste de votre château ? Combien de fois des bordelais se sont-ils fait « chambrer » lors de voyage dans l’hexagone,  «victimes consentantes » de l’image de leurs vignobles bordelais. Bordeaux a l’image des grands châteaux aux belles grilles, des grands crus classés, des vins de grande qualité et de garde mais souvent chers, d’une certaine ostentation et si l’on veut être un peu ironique, de propriétaires un peu pédants. Bien entendu, les amateurs plus informés et avertis ont pris conscience, depuis longtemps, que des pépites existaient à Bordeaux avec des bons rapports qualité-prix. Mais le consommateur « classique » peut éprouver quelques réticences à pénétrer dans le monde des Bordeaux, parfois « impressionnés » ou las de cette ostentation.   Bordeaux ne reste t’il pas le vin de référence pour un cadeau quand l’invité cherche à honorer son hôte? Cependant, cette image de Bordeaux ne correspond pa...

Après le vignoble fait-il peur, le vin ferait-il peur?

Les médias français s’intéressent beaucoup au vin, sans doute parce qu’il est un des fleurons de la culture française et qu’il est une des composantes de notre identité nationale. On y recherche alors une forme de pureté et de virginité transcendée. L’article France Info qui titre « Le vin que vous buvez ne contient pas que du raisin »   en est la plus pure expression. La chaine d’infos a acheté une dizaine de vins de Bordeaux dont quelques bios et naturels et les a fait analyser par un laboratoire reconnu de l’Aude. Après analyse, des résidus chimiques apparaissent, quoi de plus normal quand on sait que l’élaboration d’un vins demande certains « intrants » dont le sulfite utilisé pour la conservation des vins, des « auxiliaires œnologiques » légitimes dont le blanc d’œuf (pour clarifier les vins et éviter qu’il y’ait autant à boire qu’à manger). Mais là où surgit un « léger problème », c’est sur la présence de résidus de pesticides et fongi...

La « naturalité » des vins, ce drôle de terme qui commence a résonné dans les vignobles

La « naturalité » des vins, ce drôle de terme qui commence a résonné dans les vignobles  A chaque lecture d’articles sur le vin relatif au changement de propriétaire d’un grand cru, apparaît la volonté des nouveaux propriétaires de changer le style du vin produit et des mots comme « buvabilité », « naturalité », « bio », « respect du terroir » fleurissent allègrement dans l’article. S’il y’a volonté de changement, c’est que ces termes n’étaient ils pas de mise avant leur achat ? Soyons un peu ironiques,  les vins d’avant étaient ils imbuvables, pas naturels et ne respectaient ils pas le terroir ? A fortiori non, mais le marché des vins change, les tendances évoluent, les goûts et attentes des consommateurs changent. Ces nouveaux acquéreurs, souvent  entrepreneurs dans d’autres secteurs d’activités professionnelles, savent « palper » le marché, discerner les tendances et ils ont bien compris que l’avenir des...

Le vignoble ferait-il peur?

Le vignoble ferait-il peur ?  Dans le cadre du projet d’un nouveau collège à Parempuyre au sud du Médoc,  un collectif de parents d’élèves se mobilise pour éviter la construction de ce collège qui serait à quelques dizaines de mètres d’un vignoble (château Clément Pichon). Après plusieurs émissions de télévision (Cash investigation et Cash impact) qui ont mises en avant l’impact des pesticides sur des écoliers étudiant à proximité des vignes, il y’a désormais une prise de conscience générale et forte par rapport à l’effet de l’utilisation de ces pesticides sur l’environnement. La viticulture est un gros utilisateur de pesticides et elle est désormais montrée du doigt par les citoyens. Une phobie serait-elle en train de naître ? Il faut, bien entendu, garder raison mais les acteurs viticoles devront désormais en prendre acte et revoir leurs pratiques. Cette prise de conscience des pesticides n’est pas un phénomène mineur mais s’installe petit à petit dans l’esprit de la p...

Pourquoi les réseaux sociaux prennent-ils une part importante dans la prescription d’achat des vins ?

Assis à la table d’un bar à vins, le client fait part à ses convives de sa dernière découverte d’un vin du Jura dont un ami lui a « parlé » sur facebook. Il parait qu’il est très bon, il faut qu’il le goûte.   Combien de fois n’a t’on pas vu cette scène dans un restaurant ou chez soi ? Le vin, boisson sociale par excellence, est sujet à prescription par l’entourage. Jadis, c’était un parent ou un critique qui faisait découvrir un vin, maintenant c’est le réseau social « digital » qui a pris l’avantage. Bien d’expériences dont on ne peut connaître la qualité qu’après consommation, le vin appartient à un marché dans lequel il existe une asymétrie d’informations importante. Certains connaissent bien le vin, d’autres non mais beaucoup l’apprécient. La notion de recommandation devient alors importante. Jusqu’à un passé proche, les critiques et les experts jouaient ce rôle de prescription, via des magazines spécialisés ou grand public. La « donne » commen...

Spritz, une stratégie marketing efficace dont devraient s’inspirer les acteurs du monde viticole

Qui n’a pas découvert le Spritz, apéro italien à base de Prosecco et d’Apérol, sur les tables des bars fréquentés cet été. Certains n’hésitaient pas à photographier le cocktail et le diffuser sur Instagram. Belle réussite marketing d’un cocktail à tradition locale italienne, devenu un apéro populaire sur les différents continents. Les chiffres de croissance de vente de ce cocktail donne le tournis : une croissance de 19,5% en 2017 et de 24,7% prévue en 2018. Le groupe Campari, propriétaire d’Apérol se frotte les mains. Mais cette croissance est due à une approche marketing bien pensée et particulièrement efficace. Au départ, le groupe Campari a ciblé des quartiers «  branchés » de grandes villes, à travers 2 ou 3 bars à la mode. Il a formé les barmen et barwomen et leur a défini un argumentaire de vente. Accompagné d’organisation d’évènements dans ces bars, le Spritz a rencontré rapidement sa clientèle et  connu un fort développement des ventes. On est passé de la n...